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Plongeon dans la peau d'un photographe de surf

PARTIE 2/2


1ère partie

English version

#surfnormandie #surfphotographie #interview

#pierreleboucher


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Dans la première partie, Pierre Leboucher, Photographe-Vidéaste surf, nous plongeait dans un univers familier, l'océan, mais que nous re-découvrions à travers son regard fin et juste, rempli d'humilité.

Voici la deuxième partie de cette interview, où l'on découvre comment Pierre emploie sa passion et son talent au service de causes qui nous sont chères comme la protection du littoral et des océans.

À l'image de ses shooting photo et vidéo, Pierre s'efface derrière son objectif pour partager avec nous, spectateurs, sa vision du surf et de l'océan.


"Mon travail est notamment une manière de m’engager pour le respect de l’environnement et l’accès au littoral."

À propos de Pierre | Rappel

Pierre est originaire de Varengeville-Sur-Mer, un petit village de Normandie proche de Dieppe, en France. Pierre travaille à Paris dans les domaines de l'audiovisuel depuis plusieurs années (création et réalisation de multiples projets : émissions de TV, grands reportages, publicités et clips vidéos).

En parallèle de son métier, Pierre se consacre dès qu'il le peut à sa passion de la photographie-vidéographie de Surf et des milieux marins.

Pierre surfe depuis plus de 10 ans, principalement en Haute-Normandie, alternant les sessions surf et les sessions shooting.




La Photographie de surf : maîtrise de la technique photo, ou libre cours aux émotions ?


Simply Surfers : Qu’est-ce qui fait qu’une photo est réussie selon toi ?



Pierre : Il y a plein de raisons qui font qu’une photo est réussie. Je peux admirer une photo par sa composition, l’instant qu’elle décrit, la technique employée, où simplement le travail qu’elle a nécessité. Je vais citer pour exemple l’avis de Russel Ord que je partage :


"Il y a huit ans, j'ai pris un magazine photo intitulé "Les vingts images de la faune les plus populaires de l’année", dans lequel les photographes étaient interviewés à propos de leurs images et de leurs méthodes pour capturer les photos primées. Se cacher dans les arbres pendant des jours, éviter les grizzlis, l’hypothermie, l’épuisement dû à la chaleur, les pertes de matériel, les années d’élaboration, etc... Selon les juges, l’image la plus populaire était une photo d’un tigre du Bengale sortant de l’eau secouant la tête, dispersant les eaux à la sortie d’un étang. Le photographe l'avait prise avec un obturateur lent créant un anneau parfait autour du tigre mais en conservant l'aspect net du félin sur l'image. La photo était ahurissante. En lisant l’histoire derrière le cliché, j’étais touché pour les autres photographes de cette compétition. Comment attribuez-vous la première place à une photo animalière prise dans un zoo ? Comment pouvaient-ils la comparer à tout ce que les autres photographes avaient enduré pour réaliser leurs clichés ? Cet article a changé ma perception de la photographie - en particulier concernant les photos prises par d’autres, pour lesquelles je réfléchis à la manière dont ils les ont prises.

Je regarde maintenant au-delà de l'image et j'imagine le "comment" tout aussi important que le 1/1000e de seconde."


Crédit photo : Daniel Russo


Russel Ord s’exprimait lors d’un débat sur Facebook à propos du « plus beau cliché de Pipeline » : Daniel Russo a pris la photo ci-dessus en fin de session, en rentrant à l’arrière d’un jet ski. Le photographe s’est retourné une dernière fois et a shooté cette vague, le hasard du moment, sans préparation. Je comprends l’avis de Russel et c'est pour cette raison que, selon moi, de nombreux critères peuvent déterminer si une photo est réussie ou non.


Simply Surfers : La photographie professionnelle s’est énormément développée ces dernières années, notamment grâce aux technologies et les réseaux sociaux, qui rendent la prise d’images et leurs partages plus accessibles.

Est-il plus facile ou plus difficile de se faire une place dans le milieu de la vidéo/photo Surf ?



Pierre : On pourrait penser que le secteur est devenu ultra compétitif, aujourd’hui beaucoup peuvent prendre des images de surf, le matériel est devenu très accessible techniquement et financièrement. Je pense que l’important est plutôt de savoir ce que l’on veut faire de ses images, et la place que l’on souhaite se faire dans le milieu.

J’ai rencontré un jour un photographe surf à Siargao aux Philippines, il shootait avec un boîtier réglé en semi-automatique, ne retouchait pas ses photos, les supprimait le soir même après les avoir vendues aux surfeurs. Au fond, il ne possédait pas les compétences techniques, ni la méthodologie de photographes pro, mais cela ne l’empêchait pas pour autant de gagner sa vie au jour le jour grâce à son travail.



Simply Surfers : Quel(le)s sont les photographes Surf que tu suis et qui sont une source d’inspiration ?


Pierre : Ils sont nombreux et ils m’inspirent tous pour différentes raisons. Ben Thouard, pour la qualité de son travail. Ronan Gladu, au travers du collectif Lost In The Swell, et leurs récits d’aventures inédites. Thomas Lodin pour l’originalité de ses images. Chris Burkard également, incontournable.


Simply Surfers : Quels conseils donnerais-tu à celui ou celle qui souhaiterait se lancer dans la photo/vidéo surf ?


Pierre : De prendre le premier appareil photo qui passe et shooter tout ce qui t’inspire !




De la normandie à l'Indonésie



Simply Surfers : Tu as fais une série de vidéos intitulées Hidden Playgrounds Normandy. Peux-tu nous parler de ce projet ?


Pierre : Hidden Playgrounds est une web-série qui a pour but de promouvoir le surf en Normandie. Quand j’ai lancé ce projet en 2016, c’était pour moi l’occasion de mettre en valeur les différents spots de la côte et de montrer que "oui", on peut aussi surfer en Normandie. L'objectif est d’obtenir des vidéos plutôt contemplatives, de partager les beaux points de vue de nos spots, de montrer la diversité des terrains de jeux, d’inciter à leur recherche mais sans jamais dévoiler leur localisation. Car oui, je me suis heurté au localisme sur certaines vagues, et j’ai dû gagner la confiance des surfeurs pour les suivre sur certains secret spots.

J’ai encore beaucoup de choses à montrer avec cette web-série et je suis impatient de trouver des moments de temps libres entre mes projets pour continuer.


En voir plus : Épisode 1

"L'objectif est d’obtenir des vidéos plutôt contemplatives, de partager les beaux points de vue de nos spots, de montrer la diversité des terrains de jeux, d’inciter à leur recherche mais sans jamais dévoiler leurs localisations."

Simply Surfers : Quel serait ton projet surf photo-vidéo idéal ?


Pierre : Partir à la recherche d’une vague inconnue, avec un groupe de surfeurs, en itinérance. Construire une histoire autour du projet, partager le trip, la quête du spot, la découverte de la vague, les moments de vie avec les surfeurs.



Simply Surfers : Quels sont les spots dans le monde que tu rêves de filmer/photographier ?


Pierre : Ceux qui n’ont pas encore été découverts. Je ne suis pas spécialement attiré par les

spots de classe mondiale comme Pipeline, Teahupoo, qui sont très médiatisés ou les spots de gros comme Jaws ou Nazaré où les places à l’eau sont chères. J’admire plutôt la quête et l’aventure de la découverte d’une nouvelle vague. Comme la droite « The Snake » de Mike Fanning ou également la droite de rêve de Natxo Gonzalez. Ce sont des projets où il y a une toute nouvelle histoire à raconter.


Simply Surfers : Tu as eu l’opportunité d’accompagner un groupe de surfeurs lors d’un surf trip à Sumatra pour les filmer. Comment était l’expérience ?




Pierre : C’était une expérience incroyable. Mon premier projet de travail sur un surf trip de A à Z, de la préparation du matériel à l’export d’un film de 25 minutes et plus de 700 photos pour les surfeurs qui m’ont engagé. C’était également mon premier surf trip sur une destination exotique. Outre le bonheur de plonger quotidiennement dans une eau à 28°C, c’était un régal de shooter 3 à 4 sessions par jour, de découvrir les vagues de reef indonésiennes, d’échanger avec les surfeurs en fonction de leurs attentes et aujourd’hui encore de voir et revoir les belles sessions de ces deux semaines de trip.

Merci encore à eux de m’avoir fait confiance sur ce projet !



Simply Surfers : Est-ce possible pour des surfeurs de t’embarquer avec eux lors d’un surf trip ?


Pierre : Bien sûr, cela fait partie des services que je propose : accompagner les surfeurs en France et dans le monde, dans des pays froids ou chauds, pour capturer des sessions uniques et revenir avec de belles histoires.


Simply Surfers : Comment peut-on se faire prendre en photo par toi le temps d’une session en semaine ou le weekend ?


Pierre : C’est très simple, soit je me retrouve à shooter sur votre session et vous pouvez me contacter directement pour obtenir les photos (infos de contact au bas de l'article), soit vous me contactez en amont d’une session ou d’un surf trip pour planifier un shooting spécifique.




Simply Surfers remercie bien sincèrement Pierre de nous avoir donné l'occasion de porter l'objectif sur lui le temps de cette interview.

Nous espérons que celle-ci vous aura permis de vous immerger dans la peau et l'esprit de Pierre, et de saisir son regard sur le Surf et l'océan.


Simply Surfers avec Pierre Leboucher

www.pierre-leboucher.fr


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Version anglaise traduite par Julie Tortajada



1ère partie


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